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Investir dans le non-coté : Stratégies et perspectives à long terme

Publié le 28 mars 2025

L’investissement dans le non-coté s’inscrit dans une démarche patrimoniale exigeante, conjuguant diversification et potentiel de rendement. Il consiste à investir dans des entreprises, projets immobiliers ou infrastructures non listés sur les marchés financiers traditionnels.

 

Soutenant le développement de sociétés souvent en phase de croissance ou de transformation, cette classe d’actifs offre un accès à des opportunités différenciantes. Toutefois, elle requiert une approche de long terme, un capital immobilisé sur plusieurs années, et une sélection rigoureuse des partenaires et des projets. 

Qu’est-ce que l’investissement dans le non-coté ?

Investir dans le non-coté signifie placer son capital dans des actifs qui ne sont pas échangés sur les marchés boursiers. Il s’agit principalement d’investissements en private equity, en dette privée, en capital-risque ou dans l’immobilier non coté. Cette approche permet d’accompagner des entreprises à fort potentiel, tout en élargissant l’univers d’investissement au-delà des classes d’actifs traditionnelles. 

Pourquoi envisager le non-coté dans une allocation patrimoniale ?

Le non-coté constitue une alternative stratégique, complémentaire aux actifs cotés, pour les investisseurs recherchant performance, diversification et impact.

Un potentiel de performance attractif

En ciblant des entreprises en croissance ou en mutation, le non-coté offre des perspectives de création de valeur significative, notamment lors de reventes ou d’introductions en Bourse.

Une diversification décorrélée des marchés financiers

Ces investissements ne réagissent pas aux mêmes cycles que les actifs cotés. Ils contribuent à réduire la volatilité globale d’un portefeuille, tout en renforçant sa résilience en période de turbulence.

Un soutien à l’économie réelle et à l’innovation

Le non-coté permet d’allouer son capital à des projets entrepreneuriaux concrets, dans des secteurs porteurs : transition énergétique, santé, tech, infrastructures… C’est également une manière d’ancrer son investissement dans une logique durable et utile. 

Les grandes familles d’investissements non cotés

Cette classe d’actifs se décline selon différentes stratégies, avec des profils de risque et de rendement variés.

H3 : Le capital-investissement (Private Equity)

Le private equity consiste à prendre des participations dans des entreprises non cotées, afin de financer leur croissance, leur transmission ou leur restructuration. Il s’agit d’une stratégie à long terme, requérant une analyse approfondie des modèles économiques, de la gouvernance et des perspectives de sortie.

Eurazeo, acteur de référence du private equity en Europe, propose des fonds accessibles aux investisseurs privés, co-investis aux côtés de nos véhicules institutionnels, dans une logique de gestion rigoureuse et responsable.

Le capital-risque (Venture Capital)

Il cible les entreprises en phase d’amorçage ou de démarrage, souvent à la pointe de l’innovation. Cette stratégie offre un potentiel élevé de création de valeur, mais avec un risque de perte en capital plus important.

L’immobilier non coté

Investir dans des projets immobiliers privés permet de bénéficier de rendements stables tout en s’exposant à des actifs tangibles. L'immobilier non coté peut inclure des opérations résidentielles, tertiaires, logistiques ou de développement.

Les obligations privées

Émises par des entreprises non cotées, ces obligations permettent de financer leur croissance via un mécanisme de dette. Elles offrent un rendement souvent supérieur aux titres cotés, en contrepartie d’une liquidité plus faible et d’un risque émetteur.

Le PEA-PME

Ce dispositif fiscal incitatif permet d’investir dans des PME cotées sur des marchés de croissance ou non cotées, tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux. Il s’inscrit pleinement dans une logique de soutien à l’économie locale et entrepreneuriale.

Les risques inhérents à l’investissement dans le non-coté

Comme tout investissement, le non-coté comporte des risques spécifiques qu’il convient de mesurer avec précision.

Une liquidité limitée

Les actifs non cotés sont, par définition, peu ou pas négociables sur les marchés secondaires. L’investisseur doit donc accepter un horizon de placement long, sans possibilité de sortie anticipée dans la plupart des cas.

Un risque de perte en capital

L’absence de visibilité ou les aléas du développement d’une entreprise privée peuvent entraîner une perte partielle ou totale du capital investi.

Un risque opérationnel ou de gouvernance

La performance dépend fortement de la qualité du management, de la stratégie et de l’exécution. Une gouvernance défaillante peut impacter significativement la valeur du portefeuille.

Un risque réglementaire

L’évolution des cadres réglementaires ou fiscaux peut affecter la performance ou la liquidité des investissements, notamment dans les secteurs en mutation rapide. 

Comment investir dans le non-coté ? Étapes clés

L’investissement non coté nécessite méthode, discernement et accompagnement. Voici les grandes étapes d’un parcours structuré.

Mener une analyse approfondie

Il est essentiel d’évaluer en détail les entreprises, les secteurs et les fonds dans lesquels vous envisagez d’investir. Transparence, historique, alignement des intérêts et stratégie de sortie sont des critères majeurs.

Diversifier ses expositions

Une diversification des secteurs, des zones géographiques et des typologies d’actifs est recommandée pour diluer le risque global.

Sélectionner des partenaires reconnus

Optez pour des gestionnaires expérimentés, disposant de ressources dédiées, d’un accès privilégié au deal flow, et d’une solidité opérationnelle éprouvée.

Évaluer les risques avec rigueur

Chaque opportunité doit faire l’objet d’une évaluation précise des risques liés à la liquidité, à la valorisation, aux performances passées et à la stratégie d’allocation.